A l’image de Cyberpunk 2077 qui ne cesse d’être repoussé et qui sortira dans quelques jours, les jeux vidéo futuristes qui mêlent action et style cyberpunk ont tendance à attiser ma curiosité ! Pour Ghostrunner, c’est surtout les nombreux trailers partagés ici et là qui montrent ce cyberninja faire du parcours qui m’ont donné envie de tester le titre.

Aux commandes One More Level, un studio polonais fondé en 2014 et sa trentaine de salariés qui ont déjà travaillé sur God’s Trigger, un jeu très largement inspiré du célèbre Hotline Miami, quelques jeux d’actions et des jeux d’objets cachés, le tout essentiellement en 2D et pixel art!

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Réveillé dans une ville dystopique et futuriste, sans aucun souvenir, armé d’un katana et avec des facultés de déplacements dignes des meilleurs ninjas, vous voilà seul à pouvoir sauver l’humanité. Pour parvenir à vos fins, il faudra atteindre la tour Dharma, laquelle accueille le seul million d’individus encore en vie, ne pouvant trouver refuge à l’extérieur. L’unique moyen étant de les libérer de la folie de Mara, une version féminine du Docteur Octopus dans Spider-Man. Mais le chemin pour se hisser jusqu’à la maîtresse des clés n’a rien de facile, il faudra faire preuve d’une grande agilité pour se hisser d’un niveau à l’autre tout en se débarrassant de nombreux ennemis qui vous bloqueront le passage.

Si le scénario n’a rien de surprenant ni de grandiose, la direction artistique à de quoi époustoufler plus d’un joueur. La vue à la première personne offre une véritable immersion dans l’univers futuriste, cette ville-usine à plusieurs mètres du sol dans laquelle s’enchaînent des couloirs, des tuyaux, des jeux de lumière et des effets de profondeur. Tout est beau, même les passages dans le Cybervoiddans un univers largement inspiré de la mythologie japonaise avec ses sanctuaires shinto, ses toriis et paysages teintés de bleu et de rose.

Les déplacements sont fluides et l’action nerveuse. Le level design invite d’ailleurs le joueur à créer son propre chemin en courant le long des murs, en sautant ici et là en utilisant le dash pour parvenir à agripper une plateforme, en glissant sur le sol et même en utilisant un grappin pour se hisser dans les hauteurs. Il est même possible de ralentir le temps quelques secondes afin d’éviter une balle et même de renvoyer les balles à l’aide du katana. L’arme permet bien sûr de se débarrasser des ennemis et de leur bouclier.

Le titre ne cesse de se renouveler avec les nouvelles capacités, de nouveaux ennemis et des niveaux assez différents. On aura même l’occasion d’utiliser des shurikens ou de faire des sauts encore plus longs. Si certains niveaux sont essentiellement tournés vers du déplacement de plateformes en plateformes, d’autres demanderont plus de patience et de skill pour arriver à se débarrasser des ennemis, d’autres encore mêleront avec justesse les deux.

Le jeu est exigeant et la moindre erreur sera vite sanctionnée, soit par un ennemi qui n’hésitera pas une seconde à vous tirer une balle en pleine tête soit à travers vos erreurs de déplacements dans les niveaux qui vous feront tomber de plusieurs mètres dans le néant. Il faudra souvent essayer plusieurs cheminements avant de trouver le bon, celui qui permettra de passer à une nouvelle pièce ou un nouveau niveau.

On y retrouve ainsi toutes les bonnes idées de Mirror’s Edge au niveau des déplacements et de Hotline Miami dans son style die and retry. Il faut d’ailleurs noter que quitter un niveau non fini aura pour effet de faire recommencer à zéro le niveau au joueur ce qui peut parfois être assez frustrant, surtout lorsqu’on est resté bloqué plusieurs minutes sur un passage et qu’on est presque à la fin du niveau.

Conclusion

Ghostrunner est un jeu intéréssant, mais exigent qui demande un temps d’adaptation pour pouvoir maitriser les déplacements et les actions du cyber-ninja que vous contrôlez. De bout en bout, le jeu sait se renouveler, apporter des nouveautés qui ne donnent pas l’impression au joueur de faire tout le temps la même chose. Les sensations procurées par les déplacements et les actions donnent cette impression de maitrise totale. Il faut aussi noter cette ambiance tout particulière et cette direction artistique maîtrisée à la perfection qui fait de Ghostrunner un jeu vidéo à ne pas rater.

  • Ghostrunner pour qui ? Les joueurs qui aiment les die and retry, Hotline Miami ou Mirror’s Edge.

Test du jeu effectué sur PC via une clé envoyée par l’éditeur.
Test de +7h, jeu fini.

Points positifs

  • Sublime !
  • Bande originale
  • La difficulté omniprésente
  • Sensations dans les déplacements et les actions

Points négatifs

  • Quelques bugs de collisions
  • Des difficultés de lisibilité des niveaux
  • Recommencer à zéro si vous n’avez pas fini un niveau

Margxt
Margot 29 ans. Blogueuse depuis 2012. Je voyage beaucoup et je travaille dans la communication dans l'industrie des jeux vidéo.

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