Après un premier essai concluant, Facebook qui a racheté en 2014 Oculus VR présente son nouveau casque de réalité virtuelle, l’Oculus Quest 2. Un casque de réalité virtuelle, sans fil et ses deux contrôleurs Oculus Touch.

Le casque est commercialisé en deux exemplaires, le premier à 64 Go et le second à 256 Go de mémoire interne. L’Oculus Quest 2 est essentiellement dédié à une utilisation mobile via l’accès à la bibliothèque de jeux Oculus. Aucun ordinateur, ni console ou smartphone n’est requis pour faire fonctionner le casque. Ce dernier fonctionne de manière autonome, mais car oui il y a un mais, il faudra toutefois posséder un smartphone pour lancer l’application Oculus gratuite sur l’Apple Store et le Google Play et posséder un compte Facebook !

Vous pouvez toutefois accéder à un plus large choix de jeux, si vous décidez d’acheter un câble pour le connecter à votre ordinateur. Si le câble officiel coûte une centaine d’euros, une copie vendue un peu moins d’une trentaine d’euros suffit largement à faire le travail.

Les Accessoires

Côté accessoires, j’ai aussi craqué pour l’étui de transport afin de protéger au mieux le dispositif et ses deux manettes. Je pense aussi acheter la sangle élite dans les prochains mois, on en reparle plus bas dans l’article pour mieux comprendre son utilité. Il existe donc deux casques et une multitude d’accessoires officiels vendus séparément:

  • Le casque de réalité virtuelle Oculus Quest 2 dans sa version 64 Go – 349,99€
  • Le casque de réalité virtuelle Oculus Quest 2 dans sa version 256 Go – 449,99€
  • Le pack Fit Oculus Quest 2 contenant deux protections faciales et des anneaux anti lumières pour empêcher la lumière de passer par le nez dans le casque – 39,99€
  • La sangle élite pour un meilleur maintien du casque et plus de confort – 49,99€
  • L’étui de transport – 49,99€
  • Le câble Oculus Link pour connecter son casque à un ordinateur afin de profiter de la bibliothèque de jeux de son ordinateur (Steam and co.) – 99,99€

Caractéristiques techniques

Le casque de réalité virtuelle se couvre de blanc lui qui était noir dans sa précédente version, il en profite aussi pour se faire un lifting avec quelques améliorations techniques. Vous pouvez consulter la fiche détaillée ci-dessous.

  • 6 Go de RAM
  • Puce Qualcomm® Snapdragon™ XR2
  • Résolution de 1 832 x 1 920 pixels par œil
  • Réglage de l’écart pupillaire à 58mm, 63mm ou 68 mm
  • Poids de 503 grammes
  • Taux de rafraichissement de 90Hz
  • Batterie de 2 à 3h

Déballage

Une fois ouvert, on trouve dans le packaging le minimum pour le faire fonctionner:

  • Le casque de réalité virtuelle Oculus Quest 2
  • Une prise pour le charger au secteur
  • Un câble USB C vers USB C pour recharger l’appareil grâce à la prise secteur
  • Les deux manettes Oculus Touch
  • Un adaptateur pour les utilisateurs qui portent des lunettes !

Sur le carton, quelques titres populaires sont mis en avant:

  • Beat Saber, le plus populaire des jeux en réalité virtuelle vendu 29,99€ hors promotions et soldes. Un jeu de rythme qui a lui seul peut vous convaincre d’avoir acheté un casque de réalité virtuelle.
  • Population: ONE, un battle royale (comme Fortnite) en réalité virtuelle vendu 29,99€ hors promotions et soldes.
  • Echo VR, un jeu de balle en apesanteur et en réalité virtuelle disponible gratuitement.
  • The Climb 2, le jeu d’escalade qui devrait sortir prochainement. Le premier opus est en vente à 29,99€ hors promotions et soldes.
  • Jurassic World Aftermath, un jeu de survie cel-shading dans l’univers de la licence Jurrasic Parc qui devrait lui aussi sortir prochainement.

Sur la façade, on peut observer les 4 caméras, lesquelles permettent de capter l’environnement et de tracer les mouvements. Elles servent aussi de retour dans certains cas comme par exemple quand le joueur doit dessiner sa zone de jeu dans son environnement réel.

Les boutons et les connectiques ne sont pas nombreuses, mais largement suffisantes. Ainsi on retrouve sur le côté gauche une prise casque, un port USB C pour recharger le casque et pour le connecter à son ordinateur. Sur le côté droit, une led pour informer de l’état du casque (en charge ou allumé) et le bouton pour l’allumer et l’éteindre.

Dessous, à droite au niveau du nez, le bouton pour régler le volume et enfin sur la droite le bouton qui permet d’allumer et d’éteindre le casque.

En condition, une fois installé sur la tête et bien réglé, tant au niveau de l’espace entre les lentilles sur 3 niveaux que grâce au deux sangles sur la tête en profondeur et autour, le casque tient plutôt bien.

Mais ça ne dure pas lorsqu’on bouge trop avec certains jeux comme Beat Saber ! C’est là qu’intervient la sangle élite qui devrait offrir plus de confort et aussi une meilleure tenue sur la tête. Son test interviendra dans une mise à jour de cet article d’ici quelques semaines car je ne l’ai pas encore acheté.

Les manettes sont détectées par les caméras et il est impossible de se tromper entre la gauche et la droite au vu des indications données à l’écran. Des manettes Oculus Touch facile à prendre en main, qui disposent de trois boutons X, Y ou A, B et menu ou options, un joystick sur la façade. Sur le côté, une petite gâchette dans le dos et à l’arrière une plus grosse gâchette qui s’épouse parfaitement avec les mains du joueur.

Mise en marche

Dans un premier temps, il faudra créer un compte Oculus, à l’aide de son compte Facebook ! Lequel permettra de stocker les achats sur la boutique Oculus. Viens ensuite les mises à jour, le téléchargement d’un jeu gratuit et le moment de jouer !

Il faudra tout d’abord installer une zone de jeu ou plutôt une limite “Guardian” en fixant la limite au sol puis atour du joueur en effectuant un tracé avec une manette Oculus Touch autour de vous. Cette zone sera enregistrée pour les prochaines sessions, mais il sera bien sûr possible de la modifier simplement.

Une zone de jeux de 2 mètres sur 2 mètres est recommandé pour les jeux et expériences “roomscale” et de 1 mètre sur 1 mètre pour les expériences “stationnaire” debout et assis. Il faut bien sûr faire attention à ne pas avoir un objet ou un mur trop proche, au risque de se faire mal ou de casser le matériel. Si vous vous apprêtez à sortir de cette limite, des avertissements quadrillés vous permettront d’être averti et si vous en sortez, un message vous invitera soit à tracer de nouveau une limite “roomscale” ou à opter au contraire pour une limite stationnaire.

Une limite “roomscale” permet de profiter d’expériences non stationnaire ou vous allez devoir jouer debout, effectuer des déplacements dans l’espace donné. La limite “stationnaire” est au contraire dédiée aux jeux et aux expériences qui peuvent être effectués sur un fauteuil ou debout, mais sans bouger comme par exemple sur une chaise pivotante. Sur la fiche des jeux, le mode de jeu est affiché “Assis” “Debout” “Roomscale”. Pensez-y !

Une autre information essentielle que l’on trouve sur la fiche des jeux, c’est l’indice de confort ! Noté sur 4 points, “Confortable”, “Modéré”, “Intense” ou “Sans note”. On trouvera par exemple dans la catégorie Intense, des expériences de type roller caster ou The Climb, le jeu d’escalade dont nous avons parlé précédemment alors qu’il y aura plutôt généralement du “Modéré” sur la plupart des jeux et pour les expériences à regarder ou Tilt Brush le jeu de dessin 3D l’indice “Confortable”. Il faut bien prendre en compte cette notion lorsqu’on met derrière l’Oculus Quest 2 quelqu’un qui n’a jamais testé la réalité virtuelle.

On s’adapte vite à ce nouveau casque, léger, compact et confortable. Il faut dire que de mon côté je suis passée du tout premier Oculus dans sa version dév, au premier HTC Vive et ses trop nombreux câbles et capteurs à un casque entièrement sans fil et sans avoir besoin d’une console ou d’un ordinateur à côté et c’est vraiment le gros avantage du produit.

Des jeux ?

La bibliothèque de jeux compte quelques classiques que je ne peux que recommander pour les avoir testé soit sur l’Oculus Quest 2 soit sur d’autres casques de réalité virtuelle.

  • Beat Saber
  • The Climb
  • SuperHot VR
  • Audioshield
  • Job Simulator
  • Tilt Brush
  • Keep Talking and Nobody Explodes
  • Rec Room
  • Arizona Sunshine
  • Moss

Jouer à ses jeux PC/Steam

Il existe bien sûr une multitude de titres, mais pas autant que sur Steam ! C’est là qu’intervient l’accessoire le plus intéressant, enfin sa copie étant donné que la version officielle coûte une centaine d’euros, le câble Oculus Link !

Il se connecte en USB C sur le casque et en USB 3 sur un ordinateur (l’USB avec les bords bleutés). Ce petit câble permet d’accéder à l’ensemble du contenu sur votre ordinateur et disponible en réalité virtuelle.

Bien sûr, il faut posséder un ordinateur qui permet de faire tourner de tels jeux, si ce n’est pas le cas, limitez-vous au catalogue intégré dans le casque. Les jeux en réalité virtuelle sont généralement assez gourmands ! Oculus recommande un ordinateur avec minimum 8Go de mémoire vive (RAM), un processeur Intel i5-4590 ou AMD Ryzen 5 1500X ou supérieur, le tout sous Windows 10 et surtout avec au moins un port USB 3 disponible. Ayant déjà une bibliothèque Steam bien fournie, j’ai pu en quelques clics transférer mes jeux de Steam à ma bibliothèque Oculus pour en profiter sur mon Oculus Quest 2.

Pas besoin donc d’acheter une nouvelle fois Beat Saber et le reste des jeux que l’on possède déjà sur son ordinateur ! De même, il est maintenant possible de profiter de titres indépendants ou de gros titres qui ne sont pas disponibles sur la plateformes Oculus soit parce que refusés par Facebook ou bien non disponibles pour d’autres raisons. De plus, si vous venez à changer de casque de réalité virtuelle, vous ne perdrez pas vos jeux et vous pourrez y jouer sur un Oculus, un HTC Vive ou tout autre casque qui serait compatible dans le futur alors qu’avec la boutique Oculus, vous vous limitez aux dispositifs Oculus. J’en profite pour vous conseiller quelques jeux:

  • Star Wars Squadrons
  • Phasmophobia
  • Half-Life: Alyx
  • Skyrim VR
  • No Man’s Sky
  • Subnautica

Au final, faut-il craquer ?

L’Oculus Quest et le casque qui se veut le plus grand public car ne nécessitant pas de matériel additionnel pour fonctionner contrairement à la concurrence. Toutefois, il s’avère beaucoup plus intéréssant si vous l’utilisez avec un ordinateur qui permet de faire tourner des jeux en réalité virtuelle que vous possédez déjà ou que vous préférez posséder sur votre ordinateur. Si vous souhaitez opter pour cette seconde solution, je vous invite à opter pour le casque à 64 Go, moins couteux et la version non-officielle du câble à un peu moins de 30€ dans sa version de 5 mètres, largement suffisante.

Points positifs

  • Conception globale du casque
  • Fonctionnement autonome
  • Possibilité de transformer son casque autonome en casque de réalité virtuelle pour PC
  • Performances
  • Prix !

Points négatifs

  • Le prix des accessoires officiels
  • Autonomie trop faible, 2 à 3h.
  • Système de sangle de base trop léger
  • Compte Facebook obligatoire
Margxt
Margot 29 ans. Blogueuse depuis 2012. Je voyage beaucoup et je travaille dans la communication dans l'industrie des jeux vidéo.

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